Left Analysis

dimanche 3 décembre 2017

France: La question européenne, stratégie pour La France insoumise?

Le 25 et 26 novembre 2017 ont eu lieu les deux jours de la  troisième convention France insoumise.
En prémice des débats, un discours de Jean-Luc Mélenchon a introduit le rendez-vous du week-end. Les résultats des différentes stratégies élaborées grâce à la consultation des membres du mouvement ont étaient divulgués. Au total ce sont plus de 65 000 personnes qui ont exprimées leur choix lors de la convention.
Les thèmes de campagnes, les principes du mouvement ainsi que les votes sur la charte des groupes d'actions ont été abordés.
Ce vote concrétise les choix issus de la boite à idée qui avait été préalablement lancée l'été dernier, sur différents thèmes comme l'organisation, les campagnes à mener, mais également les méthodes d'actions. 

Les grands  axes ressortis sont la lutte contre la pauvreté sous toutes ses formes pour 30% des insoumis, arrive ensuite la sortie du nucléaire et la promotion des énergies écologiques alternatives pour 26%, puis juste derrière la lutte contre l'évasion et la fraude fiscale pour 25% des votants. 

Ainsi les insoumis valident trois grands thèmes rassembleurs pour la gauche française et inclusif pour le mouvement. 

Mais concernant la question européenne? Qu'en est t-il?


Bien évidemment, cette question reste au cœur du programme L'avenir en commun, car elle est le pivot central de la crédibilité du programme et des thèmes de campagnes votés lors de la convention. 

Lors du week-end à Clermont-Ferrand, Jean-Luc Mélenchon a abordé le sujet des prochaines élections européennes de 2019, qu'il voyait comme "un référendum sur la question européenne".

En effet, une victoire de la France insoumise aux élections européennes impliquerait une protestation certes symbolique, mais populaire et source d'avenir contre les institutions européennes actuelles.

Une renégociation, puis si échec une sortie des actuels traités de l'Union européenne.


En 2017, L'avenir en commun propose un plan A incarné par la volonté de tendre la main au partenaires européens afin de procéder à une réécriture des traités. Le but est de recentrer l'Europe sur la coopération sociale et écologique, le respect de la souveraineté des peuples. 
Si ce Plan A échoue, le Plan B sera enclenché et mettra en oeuvre en grands axes économiques une sortie méthodique des traités européens, avec l'arrêt de la contribution de la France au budget de l'Union européenne, il aura pour but de réquisitionner la Banque de France afin de reprendre le contrôle de la politique du crédit et de la régulation bancaire, il envisagera un autre système monétaire  avec nos partenaires qui, dans la phase A, auraient manifesté leur désir de transformer l'euro en monnaie commune et non plus unique, enfin il mettra en place un contrôle des capitaux et des marchandises aux frontières nationales pour éviter l'évasion fiscale des plus riches et des grands groupes. 

Stratégie vis-à-vis des autres partis de gauche? 


Malgré les appels du pied d'une partie de la gauche, la France insoumise et son porte parole Jean-Luc Mélenchon se veulent très clair.
Pas de "tambouille politicienne" et de liste avec des organisations qui en plus sont en total désaccord avec la France insoumise sur la question européenne.  

Extrait de Jean-Luc Mélenchon - Convention France insoumise de 2017

Extrait de Jean-Luc Mélenchon - "l'Émission politique" FR2 jeudi 30 novembre 2017


samedi 4 novembre 2017

France: La popularité d'Emmanuel Macron continue sa descente.

Selon un récent sondage "Kantar sofres" pour le Figaro Magazine, Emmanuel Macron voit sa côte de popularité passer de 58% en juin 2017 à seulement 38% début novembre dans ce même baromètre.

Une chute qui peut faire penser à celle de son prédécesseur François Hollande. 

Nicolas Sarkozy, François Hollande, Emmanuel Macron représentants d'une famille politique maudite? 
La droite se trouve déboussolée et divisée. 

Selon cette étude, la baisse de ce mois-ci vient des sympathisants "Les Républicains". Paradoxalement, cette frange électorale acquise au président de la République digère mal la suppression de l'ISF et sa transformation en  IFI (impôt sur la fortune immobilière).  

Par ailleurs, la cote de popularité augmente fortement au sein de l'électorat du Parti socialiste qui semble approuver les réformes gouvernementales. 

À gauche, l’électorat de La France Insoumise reste opposé à la politique menée par l’exécutif LREM. 




Échantillon: 983 personnes.
Source: KANTAR SOFRES 

jeudi 31 août 2017

France: Rendez-vous d'été France insoumise et recomposition de la vie politique par le peuple.

Au moment où sont écrites ces quelques lignes, nous sommes maintenant à la fin de l'été 2017.
Une période électorale inédite s’est achevée il y a quelques mois déjà.

Ici comme ailleurs sur notre continent, une crise du système politique sans précédent s'est inéluctablement installée.
Les citoyens de notre pays ont besoin d'un renouveau à une époque où notre République, la cinquième depuis la grande révolution de 1789 est confrontée à une impasse.
Alors que les vieux concepts politiques politiciens figés par "cartel" d'un cotés, les méthodes autoritaires et libérales de l'autre perdent du terrain en terme de crédibilité d'opinion, le mouvement de la France insoumise tente de rassembler autour d'un programme concret.

Le premier rendez-vous d'été de la jeune organisation politique s'est avéré enrichissant sur de nombreux points. Le plus frappant ne fut ni la manière, ni la forme organisationnelle de l’événement, mais sa capacité de rassemblement.
Lors de ces quelques jours à Marseille, le constat était sans ambiguïté. Il a permis d’établir un bilan clair : notre programme fédère communistes, socialistes, écologistes, souverainistes, libertaires, animalistes, vegans... Il fédère le peuple. 

Les plus critiques envers la France insoumise, notamment issus de grands partis chargés en histoire, ont peur de cette conception et manière de pratiquer la politique; conception que l'on peut qualifier de populiste, ce qui est exacte car le mouvement table sur un populisme de gauche assumé.


Les hommes passent, pas les idées. 


Dans l'histoire de l'humanité, et l'histoire contemporaine française, tout parti politique ou mouvement se sont vus concrétiser en organisation par la convergence autonome d'acteurs politiques, de luttes, d'idées, dans un premier temps autour d'un élément fédérateur (un homme ou une femme).

L'extrême gauche la plus radicale qualifiera cette conception de "culte du leader suprême".

La réalité est pourtant plus complexe. Lors de la construction des grands partis de gauche, que l'on connaît toujours actuellement car jusqu'à aujourd'hui encrés dans la société, les bases de départ furent des fortes personnalités en capacité de fédérer pour propulser des idées qui dureraient dans le temps.

En France, Jean Jaurès fut le plus célèbre exemple au vingtième siècle pour les socialistes SFIO en 1905,
Marcel Cachin et Hô Chi Minh puis Maurice Thorez en furent autant pour les communistes SFIC/PC (scission SFIO) en 1920 - 1930.

À l'approche de 2020, la France insoumise se veut différente car ne compte pas enfermer les gens dans des cases à carte, ne compte pas créer des " baronnies clientélistes ", mais au contraire rassembler sur un socle honnête et programmatique de transformation de la société.

Nier cependant la réalité, revient à mentir et à passer sous silence que nationalement, Jean-Luc Mélenchon et sa talentueuse équipe sont la pierre angulaire du bâtît sur lequel s’appuiera demain, le grand mouvement qui perdurera et changera la société de fond en comble !      








jeudi 5 janvier 2017

France: présidentielle 2017. Voir tous les partis traditionnels exclus dès le premier tour n'est plus improbable.

En cette nouvelle année, selon la première enquête de l'institut "Elabe" pour les Echos et Radio Classique sur un échantillon de 925 personnes, le paysage politique dans son ensemble peut subir une recomposition totale.

Dans l'hypothèse pour le moment la plus probable, c'est à dire avec une candidature de François Bayrou et une victoire de Manuel Valls à la Primaire du PS, le candidat du parti Les Républicains enregistre un très fort recul à 23% d'intentions de vote (-8 points), tandis que Emmanuel Macron et le candidat du PS, ses concurrents sur la ligne libérale enregistrent une progression de respectivement  +3 points et +2 points.

Pour la droite de la droite, Marine Le Pen chute à 22% (-2 points).

Le candidat de la gauche Jean-Luc Mélenchon progresse de 2 points à 14% d'intentions de vote, arrivant au coude-à-coude avec le Front National chez les artisans et les petits commerçants, à égalité avec la droite et Marine le Pen chez les 18 - 34 ans, en tête de la gauche chez les ouvriers, les employés et les sans-emplois, rivalisant avec le FN chez les deux dernières catégories. 

Vers un Macron - Le Pen - Mélenchon sur le "podium"?  Possible.
Une chose est certaine, ils représentent trois courants d’idées très différents.  



Source: Elabe